Le dire ou pas, take 2 (bis)

Celui avec LES questions (On s’occupe comme on peut. On a tellement de temps libre puisqu’on n’a pas de bébé, enfin, paraît…)

Une des premières questions qui nous préoccupent lorsqu’on découvre son infertilité, c’est « à qui le dire ». La majorité d’entre nous a un jour publié un article traitant de ce sujet. Avec les articles « les autres font ch@er avec leurs commentaires à la con noix », c’est un peu une constante de tout blog débutant.

Questions

(ça veut rien dire mais qu’est-ce que ça m’a fait rire)

 

 

Avec l’évolution du diagnostic, l’imminence de l’entrée effective en PMA et la grossesse de ma BS, LA question se repose pour mon couple. Jusqu’ici, seuls mes parents, quelques amis et nos chefs respectifs sont au courant. Mes parents et amis savent tout, ma chef +/- aussi (je vais pas dans les détails hein !), la sienne sait que nous n’arrivons pas à avoir d’enfant et Biquet lui a dit que le problème était de mon côté.

Voilà pour le plantage la plantation du décor.

 

Les questions qui se re-posent sont multiples. Au-delà du « à qui » interviennent à présent les « que dire » et « quand ». Dans la tête de Biquette le plan serait de n’en parler qu’en présence d’un truc de deux trucs à ENFIN annoncer (genre un deux nano-Biquets de 12 semaines). Par contre, elle serait d’avis de tout déballer : la durée des essais, les commentaires qui font ch@er, l’origine des soucis (un peu chacun) et éventuellement sûrement l’origine IACienne ou FIVienne de la grossesse. Tout tout tout vous saurez tout sur mon… minou !

Biquet souhaiterait en parler dès à présent mais en ne donnant aucun détail. C’est un peu la porte aux questions débiles ça, non ? J’ai aussi l’impression que ça reviendrait à dire que le problème est de mon côté, et je porte déjà un peu trop cette culpabilité toute seule.

Finalement et principalement, Biquet souhaiterait cacher l’origine d’une éventuelle grossesse à tout le monde. Son argument « le dire c’est prendre le risque que l’enfant l’apprenne un jour ». o_O J’avoue que je ne m’étais jamais au grand jamais posé cette question. Il ne m’est jamais passé par la tête qu’on pourrait considérer autrement un enfant suivant l’origine de sa conception (IAC, FIV, levrette, missionnaire ?). J’ai toujours pensé que nous raconterions à notre enfant toute son histoire, depuis le tout début. Pour moi, ce parcours, cette attente, ces « efforts médicaux », montrent combien il aura été désiré. Je n’ai jamais pensé que cette histoire un peu différente pourrait être un poids pour lui, qu’il changerait le regard que lui portent les autres…bébé questions

Pourtant… Il y a quelques jours, suite à ce dernier cycle « naturel » pré-PMA, nous avons pas mal discuté tous les deux de ces couples autour de nous pour qui « ça » a marché juste avant l’entrée effective en PMA. En toute honnêteté, ces coïncidences qui se répètent nous ont amené à nous demander si ces grossesses « naturelles » n’étaient pas des IAC secrètes. Cacher cette information (intime, j’en conviens) serait donc la norme?

 

Honnêtement, je dois réfléchir à tout ça… Et vous, quel est votre sentiment sur ce sujet délicat?

 questions pieces

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 réflexions sur “Le dire ou pas, take 2 (bis)

  1. Moi je dis « tout ». Jusqu’à en gaver les gens. Ça me donne l’impression de « militer ».
    Et mes jumeaux (gah ??) le sauront je pense. Ils sauront qu’ils ont été voulus voulus voulus envers et contre tout et désirés et aimés et voilà. Et on emmerdera tous ensemble les gens à qui ça ne plait pas. Et de ttes manières, qd tu vois un bébé, honnêtement, qui QUI (ok à part nous) se demande comment il a été « conçu » ???

  2. Nos proches sont au courant, nos chefs aussi. Et oui, quand je serai enceinte, je l’afficherai au grand jour: sur facebook, etc… militante bamp! Pour le moment, c’est délicat donc je lèche mes blessures post échec en silence, en petit comité. Pas envie d’avoir des « alors??? » tout le temps

  3. Coucou, ton article m’a bien fait rigoler (en dehors des questions sérieuses of course!!!).
    Pour ma fille je n’osais pas en parler. J’en souffrais trop. En parler à voix haute m’aurait fait craquer. Mes parents savaient, mon frère aussi, tout comme mes beaux parents (de loin) et quelques collègues et amies qui m’ont énormément aidé au quotidien. Quand j’arrivais en retard au travail, elles me « couvraient », quand j’avais besoin de craquer j’allais dans le bureau de notre assistante. Elles ont été un pilier essentiel. J’ai fini par en parler à des amis plus lointains au bout de quelques mois en mode sous-marin et ça m’a fait un bien fou. Je me suis sentie libérée, comme si j’ajoutais un poids inutile en gardant cela secret. Finalement il n’y avait pas de raison de le cacher. Sauf quand les gens me demandaient où j’en étais…
    Durant les 2 ans sans traitement, j’en ai parlé à tout le monde, en mode militante comme le dit Dame Lapin. Je n’ai jamais imaginé que ça puisse être un problème pour l’enfant, ce n’est qu’aujourd’hui que je réalise qu’il faudra en parler, mais sans dramatiser la chose. Ma fille est issue de l’amour de ses parents, c’est tout ce qu’elle sait pour l’instant.
    Pour traitement 2, comme je pensais que ça serait les doigts dans le nez (ben ouais, qu’est ce qu’on est con parfois!!), je ne l’ai dit à personne pendant 5 mois. Mais j’ai fini par le dire à mes parents, puis à tout le monde. Et maintenant, je le dis direct. Globalement, les gens ont toujours été discrets et j’ai eu très très peu de phrases blessantes. Je ne sais même pas si j’en ai déjà eu. Bon, je parlais hier à une maman de la crèche qui vient d’accoucher du 2ème (comme toute la crèche) et je venais de lui expliquer que c’était compliqué de caler un déj vu que j’avais zéro visibilité sur mon planning. 2 minutes plus tard elle m’explique que c’est normal que toutes les mamans de la crèche soient enceintes pour « l’écart de 3 ans ». « On n’a pas envie de retourner dans les couches quand l’aîné à 4 ans », hein????? Bref.
    Tout ça pour dire, à ta place fais le vraiment au feeling. Tu as envie/besoin d’en parler, vas y, ne te prends pas trop la tête. Tu n’es absolument pas obligée de rentrer dans les détails, et tu as le droit de le dire.
    Gros bisous

    • Merci pour ces bons et beaux conseils. On en a reparlé avec Biquet et au présent, on n’en parle pas à plus de personnes et on applique la technique de l’humour pour répondre au curieux. Au futur, on ne sait pas encore ce qu’on dira aux adultes mais nos enfants seront au courant de tout. Leur histoire commence avec notre désir d’être parent. Il paraît qu’il y a quelques livres vraiment bien faits pour les tout-petits à ce sujet.
      Gros bisous

      • vous verrez bien pour l’avenir comme vous le sentez. Perso aujourd’hui je n’ai pas du tout envie d’en parler à ma fille, je ne veux pas qu’elle se sente différente alors qu’elle ne l’est pas. Peut être plus tard, quand elle sera en âge de comprendre mais là c’est trop petit.

        • C’est vrai que c’est petit. Je crois que ce sont des questions qui interviendront lorsqu’elle commencera à se demander d’où elle vient et puis d’où vient son petit frère ou sa petite soeur, comment il/elle est arrivé(e) dans le ventre de maman.
          Bisous

  4. Miss infertility a tout dit. Tu fais comme tu le sens. En ce qui nous concerne, on le criait pas sous tous les toits mais quand on nous interrogeait, on disait la vérité. Même si les gens peuvent parfois être maladroits ils le sont moins quand ils « savent ». Et en plus ils sont flattés qu’on leur en parle. Et peuvent parfois être d’un grand secours, pour ne pas craquer. Bon forcément plus tu avances ds le parcours et plus les gens ont pitié de toi (ou plus ils t’ad mirent… Courage, ténacité, toussa). Mais je ne regrette aucunement d’avoir tout dévoilé. En revanche niveau pro, je ne pouvais pas en parler et cela n’a pas été facile à gérer. Par contre les boss de chéri savaient (avant qu’il se mette à son compte). Voilou. Pour 3615 mylife, je repasserai 😉 bisous

    • lol merci pour ce 3615 mylife que j’apprécie beaucoup 🙂
      A chaque cycle, je me dis que cette fois ça va enfin marcher et qu’il n’y a donc aucune raison de parler (mode bisounours qui se casse la figure tous les 25 jours). IAC1 est un secret même pour nos confidents habituels. Tout est allé tellement vite qu’on n’a pas vraiment eu l’occasion d’en discuter et maintenant que c’est fait, on garde notre précieux secret 🙂 Le jour où ça marche, on le dira probablement mais pour le moment, ce secret nous donne l’impression d’une certaine normalité et on savoure.
      Gros bisous

  5. Le dire permet de faire taire les questions par la suite, en mode « pas envie d’en parler », les gens t’embêtent moins.
    Tu fais des tris entre ceux qui sont sincèrement concernés et les curieux.
    Par contre l’annonce de grossesse derrière perd de sa surprise, tout le monde étant sûr que ça allait marcher…
    En parler permet aussi à d’autres couples en difficultés plus timides de s’ouvrir à vous, on a eu la surprise de découvrir un couple d’amis en pma lors d’une annonce récemment, et grâce à notre transparence, ils se sont confiés à nous et c’était leur première fois en 2 ans…
    Mon bébé saura comment il a été fait, c’est son histoire et ça lui montrera à quel point on l’a désiré.
    Bisous

    • On en parlera très probablement une fois qu’on en sera sorti. Vu la fréquence de l’infertilité, je pense aussi qu’on aura quelques surprises. Au sujet de ce que l’enfant saura, je partage ton point de vue. Son histoire commence avec notre désir de maternité/paternité.
      Bisous

  6. Au premier abord, j »étais un peu surprise en lisant ton billet…jamais je n’ai envisagé que mon/mes éventuel/s futur/s enfant/s puisse ne pas savoir qu’il aura été un bébé miracle, issu d’une fiv. J’ai même déjà réfléchi à la question du faire-part et envisagé un petit clin d’œil poétique à la Fiv…(je ne sais pas encore, et je n’y suis pas, mais je suis sûre qu’il y aura moyen de trouver). Pour moi, c’est important qu’un enfant sache son histoire. Après, ne pas lui faire porter le poids de la souffrance de cette histoire, c’est autre chose, et c’est probablement un gros travail à faire en tant que parents.

    Au début de mes essais, j’avais parlé autour de moi de mon désir d’avoir un enfant. Assez librement. Puis on s’est englués dans la pma, et je me suis refermée comme une huître, car j’ai senti le besoin de me protéger…au final, maintenant il y a deux amies très proches qui suivent tout en live, et des collègues/copines qui suivent par le biais du blog mais avec qui je n’en parle pas directement. C’est un bon compromis pour moi : les gens savent, mais quand je le souhaite (puisque je publie sur le blog au moment où je le sens) et je n’ai pas à accueillir leurs questions.

    • Je partage ton point de vue quant aux droit de notre enfant à connaître son histoire. C’est pourquoi moi-même j’ai été surprise lorsque nous en avons discuté avec mon homme. Nous en avons reparlé depuis et nous sommes d’accord que ç ne sera jamais un secret.
      Gros bisous

  7. Je m’étonne de lire la fin d’article où un enfant pourrait avoir à souffrir de l’origine de sa naissance. Simplement parce que je crois que, comme toi, je m’étais pas imaginé cela. Dans mon cas, j’ai pas l’intention de cacher les choses à mon enfant mais bon faudra faire simple vu que c’est quand même un bébé couette mais après 2 IAC avec échec. Par contre c’est vrai qu’on a trié les gens à qui le dire (avant que la grossesse arrive) en fonction de la réaction qu’ils auraient. Perso je trouvais que ça m’apporterait rien de mettre dans la confidence les gens qui vont pleurer sur notre (triste) sort plus qu’on le ferait nous même (style ma soeur) ou des gens qui vont réagir vis à vis d’eux même et non de notre douleur (style ma BM que je sentais bien capable de pleurer pour ses petits enfants qui n’arrivent pas). Pareil tous les gens trop cons pour comprendre pas d’info. Au final, il restait qui ? Mes parents. C’est vite vu…
    Après avec ton article je m’interroge car c’est vrai que si demain on le dit à notre enfant, par extension les autres membres de la famille le sauront. Mais je crois que je m’en fous un peu.
    Quoi qu’il en soit, c’est une réflexion difficile mais une fois que tu auras ta réponse sur que dire et à qui tu te sentiras sûrement plus sereine. J’ai beaucoup appréhendé l’annonce de cela à mes parents et puis une fois fait, ça m’avait fait du bien.
    Gros bisous.

    • Tout à fait d’accord avec toi. Le fait de commencer activement et concrètement le parcours nous a permis d ‘en discuter et de tomber d’accord: pas de secret 🙂
      Gros bisous

  8. Bonjour Biquette, Pour nous, au bout d’un an, j’ai commencé à donner des signes de faiblesse. Monsieur voulait garder ça pour nous. Au bout de 18 mois mes parents étaient (vite fait) au courant ainsi que mon cercle d’amis proches (bon presque une dizaine au final, mais la plupart habitent loin car on vient d’arriver dans la région). Ce qui m’a « précipitée » (et parfois dans la gueule du loup, certains peuvent être vraiment méchants ou juste stupides) c’est toutes ces grossesses de mes amies et dans mon boulot. Genre une amie enceinte du 2ème, quand elle est tombée enceinte de la 1ère (ma filleule) on essayait aussi. Finalement, le dire ça fait aussi le tri. Certains de ton « 2ème » cercle d’amis, avec qui tu avais +/- d’affinités à priori, se montrent vraiment présents, compréhensifs, attentionnés. Malheureusement, le contraire est vrai aussi. Je crois que je le dirais à mon enfant (si un jour, enfant il y a…) mais ce qui implique le dire à la (belle) famille. Et je crois que je dirais la totale du parcours après l’écho de 12SA (si un jour, pareil, 12 SA il y a…). Bon courage Biquette, la PMA: on vaincra! La bise,

  9. Nous on a choisi de le dire … aux plus proches, à notre cercle d’amis, ceux qui nous entourent tous les jours. Les autres, je n’en parle pas, ou alors je le fais au feeling … mais nous c’est un cran au dessus, il n’y a pas que la PMA, il y a aussi le don, assumer ma ménopause. Se mettre un peu à nu face à nos proches .. Enfin, moi je le ressens comme ça. J’ai mis du temps à en parler à des amis proches et quand je me suis livrée, je me suis sentie moi même. Parce que pour moi, pour que mes amis me connaissent vraiment ca passe aussi par appréhender notre histoire … Mais ce sont des ressentis très personnels, il faut être prêts pour en parler. Moi ca m’aurait pris un an après avoir appris que j’etais io …. Bon courage ma belle biquette !!!

Sois pas timide. Plus on est de fous, plus on rit.

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